L’orangeraie – Larry Tremblay

L’orangeraie est l’un de ces livres pour lesquels je n’avais juste aucune attente. J’ai acheté le roman sans même lire la quatrième de couverture dans une petite librairie indépendante qui l’avait identifié comme un « coup de cœur ». La seule chose que je savais, c’est qu’à ce moment-là, j’avais envie de lire du québécois. Sauf que, je ne me souvenais plus que Larry Tremblay avait aussi écrit Le Christ obèse que j’avais lu pour le Prix littéraire des collégiens au cégep. M’en avoir souvenu, j’aurais sans aucun doute eu un petit indice quant à savoir dans quoi je m’embarquais…

L'orangeraie de Larry Tramblay
L’Orangeraie , TREMBLAY, LARRY © ALTO 2013

 

L’HISTOIRE EN BREF

Dans un pays en guerre au Moyen-Orient, une famille vit sur une terre où l’on fait pousser des orangers d’un côté de la montagne. Une nuit, une bombe venue de l’autre côté de la montagne, le côté des ennemis, s’écrase sur la maison des grands-parents des jeunes jumeaux, Amed et Aziz. Quelques jours plus tard, leur père leur apprend que, pour venger la mémoire de leurs grands-parents, il choisira celui qui ira mourir en martyrs de l’autre côté de la montagne pour détruire le repère des ennemis. Une décision qui réjouit les enfants, car pour eux, c’est un honneur de se sacrifier au nom de Dieu. Mais ce n’est malheureusement pas aussi simple.

 

MON AVIS EN QUELQUES POINTS

  • Cette histoire est de toute évidence une lecture que je qualifie d’amère. Pourtant, j’aurais eu besoin de manger du chocolat tout le long pour me remonter le moral. Je ne me souviens plus du dernier livre pour lequel j’ai autant pleuré. C’est incroyable toutes les émotions que celui-ci m’a fait vivre en seulement 150 pages! Pas étonnant qu’il ait gagné une dizaine de prix tant au Québec qu’à l’international…
  • La plume de l’auteur est tout à fait sublime. Elle est simple et épurée, mais a réussi à me faire voyager et à me faire lire une histoire épouvantable. J’avais envie de savoir la suite, même si je lisais toujours avec une boule dans la gorge. C’est épuisant à la fin!
  • J’ai beaucoup aimé que l’histoire soit écrite de manière à ce qu’elle ne soit pas située dans le temps ou encore dans un pays en particulier. De cette manière, elle peut s’appliquer à n’importe quel conflit actuel, antérieur ou futur, même s’il y a des indices concernant des croyances et des valeurs souvent liées à une culture ou à une religion plus précise.
  • L’évolution de l’un des personnages, celle d’un des jumeaux, m’a beaucoup touchée. La recherche de la vérité, du pardon et de la paix au milieu de toute la manipulation et de la cruauté propagée par la guerre est difficile, mais n’est pas vaine.

 

MES CITATIONS FAVORITES

« Il fixait les lèvres de Soulayed. Elles s’étaient détachées de son visage barbu et crachaient dans la grande pièce des mots qui ont fini par ne plus rien signifier. C’était devenu du bruit. Les mots de Soulayed explosaient dans l’air comme des petites bombes fragiles qui laissent derrière elles des trainées de silence. » (p.118)

« On ne peut pas tout expliquer. Même la guerre, on ne peut pas l’expliquer quand elle tue des enfants. » (p.149)

 

MA NOTE

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