Le libraire – Gérard Bessette

Êtes-vous de ces personnes qui n’aimaient pas les lectures obligatoires à l’école? De mon côté, la plupart du temps, ces lectures me laissaient indifférente : je ne crois pas avoir déjà détesté une de ces lectures, mais elles ne m’ont pas marquée non plus, car je ne me souviens plus de la plupart d’entre elles. Lorsque je suis tombée sur Le libraire de Gérard Bessette dans la bibliothèque de mon amoureux, il était tout annoté comme je le faisais moi-même dans les livres obligatoires des cours de littérature au cégep. Cela a éveillé une pointe de curiosité en moi et j’ai voulu découvrir pourquoi ce court roman a été étudié dans certains cours de littérature, alors que je n’en avais jamais entendu parlé dans mon souvenir.

 

Le libraire de Gérard Bessette
Le Libraire , BESSETTE, GERARD © TISSEYRE PIERRE 2005

 

L’HISTOIRE EN BREF

C’est l’histoire d’un homme sans emploi et indifférent face à la vie. Au bureau de chômage, on lui déniche, un peu malgré lui, un emploi de libraire dans un petit village loin de la grande ville. Il passe ses journées à la librairie, endormi sur un tabouret placé derrière le comptoir marquant la section des « livres profanes ». Un jour, son patron lui fait part d’un secret : il possède, dans une pièce secrète qu’il appelle le « capharnaüm », des livres interdits par le clergé. Ayant apprécié le caractère taciturne de son employé et étant fort confiant qu’il ne dévoilerait pas son secret, il pousse sa chance jusqu’à lui demander de vendre en douce à des personnes de confiance ces livres interdits par la censure. Hervé Jodoin accepte contre toute attente, mais, bien sûr, tout n’ira pas comme prévu…

 

MON AVIS EN QUELQUES POINTS

  • Je n’ai pas beaucoup aimé le personnage principal et je ne comprends pas trop ce que son indifférence envers tout et n’importe quoi apportait de plus à l’histoire. Surtout qu’à plusieurs moments, on se rend compte qu’il n’est pas toujours si indifférent que ça, que c’est surtout une façade. On ne saura jamais pourquoi il se comporte ainsi ni pourquoi il n’évolue pas à la fin. C’est exaspérant!
  • En raison de ce personnage original certes, mais exécrable, le ton de la narration était monotone et peu pertinent. Les phrases étaient ponctuées de « peu importe », de « c’est sans importance », de « je déteste telle ou telle chose », etc. Bref, une lecture que j’ai eu beaucoup de mal à poursuivre tant elle était peu invitante.
  • Toutefois, le contexte du récit est très intéressant et je comprends pourquoi ce roman a été étudié au cégep dans les cours de littérature québécoise qui, pour bien contextualiser les œuvres littéraires dont il est question dans le cours, enseignent aussi certains éléments de l’histoire du Québec. Reste que, ayant commencé ma lecture sans contexte, j’ai eu un peu plus de difficulté à cerner l’objectif du récit. Le Libraire a été écrit en 1960, c’est-à-dire au tout début de la Révolution tranquille du Québec. L’auteur voulait donc dénoncer la censure qu’imposait le clergé à cet époque.

 

MA CITATION FAVORITE

« – Je suis au courant de votre histoire, dit-il. Moué, c’est pas de mes affaires. Mais vous êtes nouveau icitte. Moué, ça fait soixante-deux ans que je traine ma carcasse. Eh ben, c’est pas bon pour la santé icitte de contrer les curés. Les ficelles, c’est eux autres qui les ont, vous comprenez… » (p.104)

 

MA NOTE

Ma note en tasse de théMa note en tasse de thé

 



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