Le goût du bonheur : la recherche de toute une vie

« Qu’est-ce que le bonheur? » Cette question universelle semble parfois avoir été étudiée de fond en comble autant par les philosophes que les sociologues et les psychologues, que les poètes, les écrivaines et les écrivains. Malgré tout, elle reste sans réponse précise et le concept continue d’évoluer avec le temps et avec les bouleversements profonds des sociétés.

Depuis que j’ai recommencé à lire, je suis épatée de voir à quel point la recherche du bonheur est un thème récurrent dans mes lectures, même si cette recherche est complètement différente d’une histoire à l’autre ou d’un personnage à l’autre. Ne dit-on pas de la littérature qu’elle est un miroir, ou un reflet, de la réalité? Dans ce cas, il faut croire que la recherche du bonheur est au cœur de nos vies, même si nous n’en avons pas toujours conscience.

 

Le goût du bonheur : la recherche de toute une vie

 

MA PERCEPTION DU BONHEUR DANS LE GOÛT DU BONHEUR DE MARIE LABERGE

Tout récemment, j’ai refermé avec émotion le dernier tome de la trilogie Le goût du bonheur de l’auteure québécoise Marie Laberge. Sur trois ans, j’ai lu un tome par année afin de savourer le plus longtemps possible le plaisir que me procurait sa lecture.

Cette saga familiale dessine le portrait d’un Québec qui se transforme rapidement. Entre les années 1930 et la fin des années 1960, la famille Miller traverse une crise économique et une guerre mondiale, participe à la montée du mouvement féministe et à l’émancipation des mentalités, vivent l’obtention du droit de vote des femmes, l’arrivée de l’automobile et bien plus encore. À travers tous ces bouleversements, les personnages font des choix, parfois douteux, qui, ils espèrent, les rapprocheront du bonheur. Il s’agit de la quête d’une vie, avec tous les détours qu’elle comporte. Et ce n’est pas tout le monde qui y arrive…

Selon moi, tous les membres de la famille Miller ont chacun des dizaines de raisons d’être heureux, mais aussi de repousser le bonheur de peur d’être encore plus blessés à la prochaine épreuve. C’est là que les leçons de résistance, de résilience et de choix prennent toute leur importance. L’affranchissement de la religion, l’émancipation des femmes et l’acceptation de soi, trois thèmes phares de la trilogie, prennent racines dans ces leçons de vie qui touchent les personnages à un niveau personnel, individuel, parce que les transformations de la société québécoise se vivent à travers les personnages et l’évolution de leurs propres opinions et mentalités.

Finalement, même si la famille Miller se retrouve dans une tranche de la société plus aisée que bien des familles de l’époque, la vie ne l’épargne pas. C’est là qu’on s’aperçoit vraiment que l’argent ne peut pas faire le bonheur, car le bonheur, le vrai, se trouve dans nos têtes et nos cœurs. Le reste, ce n’est que de la poudre aux yeux, une distraction. Le bonheur véritable, c’est être en paix avec nous-même et nos choix.

MA VISION DU BONHEUR DANS MA VIE PERSONNELLE

En jeune adulte traversant les balbutiements de ma carrière, je pense régulièrement au bonheur. Je m’aperçois que ma perception de celui-ci évolue au fil du temps. En effet, lorsque j’étais adolescente, je ne me posais pas de questions. Juste réfléchir à ce que je voulais faire pour « gagner ma vie » m’angoissais. J’avais peur de l’inconnu. Pour moi, il était vraiment plus simple de penser que je vivrais selon les étapes toutes tracées que je connaissais comme étant la norme : carrière, automobile, voyages, maison, mariage, enfants… on connaît la chanson!

Aujourd’hui, je ne dis pas que je ne veux rien de tout cela. Néanmoins, je pense qu’il ne faut pas que je me limite à cette représentation du bonheur, que je ne dois pas voir ces étapes de la vie comme étant la seule façon d’être heureuse. « Poursuivre le bonheur est le meilleur moyen de ne pas y arriver », dit-on. D’attendre d’avoir maison, mariage, enfants et tout le tralala non plus à mon avis. Le bonheur, c’est aussi apprécier ce que l’on a dans le moment présent et d’être en paix avec soi-même. Tout le reste n’est qu’artifice.

Je n’ai peut-être pas encore vécu d’aussi grandes épreuves que certains membres de la famille Miller dans la trilogie Le goût du bonheur, mais je suis persuadée que cela ne veut pas dire que ma recherche du bonheur est plus facile. Il n’existe pas de recettes, de to-do list vers celui-ci et c’est ce qui rend cette recherche si personnelle. Chacun a sa propre définition du bien-être intérieur. Honnêtement, pour le moment, je suis assez satisfaite du mode de vie que je mène. Avant de passer à de nouveau projets, de nouvelles étapes, de nouveaux défis, je me souhaite de rencontrer un meilleur équilibre intérieur, celui qui me rendra vraiment heureuse.



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