L’appel de la forêt – Jack London

Ce livre-là, ça fait un an que je l’ai lu. Au retour de mon échange étudiant en Belgique, j’étais enthousiaste de retrouver nos chers hivers québécois. Oui, la neige pose parfois des désagréments, mais je suis prête à parier que la majorité des Québécois pesterait davantage si elle devait affronter un hiver gris, pluvieux et humide à en transpercer la peau et les os. Un peu comme un mois de novembre qui ne finit jamais. Bref, quand je suis revenue de Belgique en février dernier écrivais-je, je voulais me plonger dans l’hiver et ressentir le froid, voir la neiger et la lumière blanche jusque dans mon imagination. Alors, je me suis rappelé, grâce à ma lecture de Croc-blanc il y a des années, que Jack London excellait dans ce genre de mission.

 

L'appel de la forêt, Jack London
L’Appel de la forêt , LONDON, JACK © LE LIVRE DE POCHE 2000

 

L’HISTOIRE EN BREF

Buck est un mélange musclé et fort de saint-bernard et de berger écossais né et élevé dans la maison du juge Miller en Californie. Traité aux petits oignons par ses maîtres, il règne en roi depuis quatre ans sur les autres animaux domestiques. Un jour, en raison de sa physionomie et de sa force avantageuse, il se fait enlever pour une bonne petite somme d’argent et se fait envoyer dans le Grand Nord pour travailler. Pour un chien n’ayant jamais fait trop d’efforts, l’apprentissage est rude et violent. Il passe de maîtres en maîtres souvent cruels. Il apprend la survie et la rivalité entre congénères. Peu à peu, il ressent quelque chose en lui, comme un appel, qui lui fait découvrir une force nouvelle. Il se laisse alors de plus en plus conduire par ses instincts vers lesquels il se tournera pour le reste de ses jours à la suite d’un événement tragique qui signera son retour à ses racines sauvages.

 

MON AVIS EN QUELQUES POINTS

  • L’écriture est très imagée, ce que j’aime beaucoup. Cela m’a permis de m’immerger à fond dans l’hiver, la forêt et les réalités de la conquête du Grand Nord canadien au début des années 1900.
  • Toutefois, l’écriture imagée est aussi un point négatif pour moi, car il y avait des situations trop cruelles ou violentes que j’avais peine à lire. Il m’arrivait de déposer le livre pendant quelques jours avant d’avoir le courage de poursuivre ma lecture. Âmes ultra-sensibles, vous êtes averties!
  • J’ai trouvé très intéressant la personnification de Buck comme s’il était un être humain. C’est certain qu’il a des réflexions qu’aucun véritable chien peut avoir, mais en fait, je pense que ça nous permet de nous retrouver un peu mieux en lui. C’est plus facile de se projeter dans l’histoire et de comprendre ses difficultés. C’est comme si on les vivait avec lui.
  • J’aime beaucoup les animaux, je les trouve beaux et je suis très sensibles à leur bien-être, mais je ne m’y connais pas du tout. Une histoire qui a pour personnage principal un chien, c’est bien différent de ce que je suis habituée de lire et je suis contente d’avoir tenté l’expérience. Par contre, j’ai trouvé plus difficile à m’accrocher au récit étant donné que le personnage n’était pas humain.

 

MES CITATIONS FAVORITES

« La vie jaillissant en lui tel un flot splendide, joyeux et envahissant, prête, eût-on dit, à le faire exploser de pur ravissement, et à se répandre généreusement sur le monde. » (p.110-111)

« Il avait tué l’Homme, le plus noble de tous les gibiers, et il avait tué en défiant la loi des crocs et du gourdin. » (p.117)

 

MA NOTE

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